Trek sur le Kungsleden en hiver : la Laponie suédoise avec Travelbase

L’été dernier, j’ai parcouru le Kungsleden en Laponie suédoise. Je me souviens encore de ces paysages immenses, des lacs, du silence et de cette sensation d’être vraiment loin de tout. J’avais tellement aimé cette première expérience que quand l’opportunité s’est présentée de revenir… en hiver cette fois-ci, je n’ai pas hésité longtemps.

Le Kungsleden en hiver, ce n’est pas simplement le même trek sous la neige. Tout change. On avance soit en ski nordique — à mi-chemin entre le ski de fond et le ski de randonnée — soit en raquettes. On ne porte pas un simple sac, on tire une pulka. Les lacs sont gelés, les vallées sont entièrement blanches, et le vent peut vite devenir un facteur déterminant.

Pour cette aventure, nous sommes partis avec Travelbase,. Pendant six jours, nous avons relié Abisko à Nikkaluokta à travers les fjäll de Laponie suédoise. Je te raconte.

Le Kungsleden : c’est quoi exactement ?

Le Kungsleden en hiver est l’un des treks les plus mythiques de Scandinavie. Situé en Laponie suédoise, ce sentier longue distance relie Abisko à Hemavan sur plus de 400 km. En version hivernale, on évolue sur les fjäll enneigés, les lacs gelés et les grandes vallées arctiques, en ski nordique ou en raquettes, en tirant une pulka.

Le tronçon que nous avons parcouru avec Travelbase relie Abisko à Nikkaluokta, sur environ 75 km en 5 jours. C’est l’une des sections les plus emblématiques du Kungsleden en hiver, avec le passage du col de Tjäktja, des nuits en refuge et des paysages ouverts à perte de vue.

📌 Bon à savoir : en hiver, le Kungsleden n’est pas balisé comme en été avec des panneaux classiques, mais avec des croix rouges plantées dans la neige qui indiquent la route hivernale. Les conditions peuvent évoluer rapidement selon le vent et la météo.

📌 Infos pratiques

🔁 Durée : 5 jours de trek (6 nuits avec arrivée et départ)
👣 Distance totale : environ 75 km
🎿 Déplacement : ski nordique ou raquettes + pulka
🏠 Hébergement : refuges STF, sans eau courante ni électricité, avec sauna pour la plupart 
🗓️ Période idéale : février à début avril
📍 Aéroport d’arrivée : Kiruna
👥 Groupe : environ 15 personnes encadrées par 2 guides
🔗 Plus d’infos et réservations :

Pourquoi choisir Travelbase pour faire le Kungsleden en hiver

Faire le Kungsleden en hiver, ce n’est pas anodin. Entre les températures négatives, la gestion du matériel, la pulka, la météo qui peut changer rapidement… ça demande une vraie préparation. Clairement, partir avec Travelbase permet de vivre l’expérience sans avoir à tout organiser soi-même, surtout pour une première aventure en Laponie hivernale.

Concrètement, voilà ce que ça change :

  • 🗺️ Un itinéraire structuré sur la plus belle section du Kungsleden en hiver, entre Abisko et Nikkaluokta.

  • 🎿 Le choix entre ski nordique ou raquettes selon ton niveau et ton aisance.

  • 🛷 Les pulkas fournies pour transporter ton matériel sur toute la durée du trek.

  • 🏠 Des nuits en refuges STF chauffés, avec sauna la plupart du temps (et ça, après une journée à -15°C, ça change tout).

  • 👥 Un groupe d’environ 15 personnes avec qui partager de bons moments.

  • 🔎 Deux guides pour encadrer le groupe, gérer la navigation et assurer la sécurité.

  • 🚌 Les transferts entre Kiruna, Abisko et Nikkaluokta.

  • ✈️ La possibilité de réserver les vols avec eux.

  • 📱 Une application avec toutes les infos pratiques avant le départ.

Ce que j’ai aimé, c’est qu’on reste dans une vraie aventure hivernale — on tire sa pulka, on avance dans le vent, on gère ses couches de vêtements — mais sans la pression de devoir gérer la navigation ou les décisions météo seul(e). Le Kungsleden en hiver reste exigeant, mais il devient accessible avec un encadrement sérieux.

Quoi emmener pour un trek hivernal en Laponie Suédoise ?

Voici les essentiels que j’ai emportés pour le Kungsleden en hiver, répartis dans duffle bag de 70L (sac de voyage étanche) et mon sac à dos de 30L.

🎒 Sac à dos :

  • Appareil photo + objectifs
  • Passeport, argent
  • Gourdes isotherme / thermos (2L)
  • Jetboil, tasse, couverts, briquet
  • Crème solaire sans eau
  • Barres énergétiques Cooknrun ( -20% – code : LAU20)
  • Lunettes de soleil
  • Petite trousse de secours
 

👜 Duffle bag :

  • Vêtements pour marcher
  • Pyjama, maillot de bain, sous-vêtements
  • Trousse de toilette, serviette microfibre 
  • Lampe frontal
  • Taie d’oreiller, sac à viande
  • Spray anti-punaise de lit Sereni-D (-20% – code : outdoorswithlau20)
  • Tongs, sac étanche
  • Batterie externe,chargeurs, trépied
  • Après-ski 

Comment s’habiller pour un trek hivernal en Laponie Suédoise ?

On parle souvent de la fameuse règle des trois couches quand on évoque un trek hivernal. En réalité, sur le Kungsleden en hiver, c’était un peu plus que ça pour moi… et j’assume complètement.

Contre la peau, je portais un ensemble en mérinos 260, haut manches longues et legging. C’est vraiment la base : le rôle n’est pas de tenir chaud mais d’évacuer l’humidité. En conditions froides, si tu transpires et que ça reste contre toi, tu refroidis très vite dès que tu ralentis ou que tu t’arrêtes.

Au-dessus, j’avais une polaire fine, puis une petite doudoune, et très souvent ma grosse doudoune. Contrairement à ce qu’on lit parfois, je n’ai pas passé mon temps à enlever des couches. J’ai eu froid. Même en marchant, même en tirant la pulka. Le vent, les portions plates où l’effort est moins intense, les longues traversées sur lac gelé… tout ça joue énormément.

Certaines personnes du groupe marchaient plus légères. Moi, j’avais besoin de garder ma grosse doudoune pour rester confortable. Et finalement, c’est ça que j’ai retenu : la théorie est une chose, mais la gestion des couches dépend énormément de ta sensibilité au froid.

Par-dessus tout ça, je portais une veste hardshell coupe-vent et un pantalon de ski de randonnée. En Laponie, le vent est parfois plus difficile à gérer que la température elle-même. Une bonne protection extérieure change vraiment la sensation thermique.

Ce que j’ai appris pendant ce trek, c’est qu’il n’y a pas de règle universelle. Il faut tester, ajuster, apprendre à se connaître, et accepter que ton corps fonctionne différemment de celui des autres.

Et pour les extrémités ?

Les mains, les pieds et la tête restent les zones les plus sensibles, surtout quand on fait de la photo… J’avais des chaussettes mérinos épaisses, des sous-gants fins combinés à des moufles d’alpinisme, un tour de cou en mérinos et un bonnet bien chaud

Itinéraire : 5 jours sur le Kungsleden en hiver

✈️ Arrivée à Kiruna et direction Abisko

On atterrit à Kiruna en début d’après-midi. Même si j’étais déjà venue en été, l’ambiance est complètement différente. L’avion met du temps a atterrir, le tarmac est gelé, enneigé, tout est blanc, la lumière est plus douce et plus rasante. On sent qu’on est vraiment au nord.

Kiruna est surtout connue pour sa gigantesque mine de fer et pour le fait que la ville est progressivement déplacée à cause des affaissements liés à l’exploitation minière. Mais cette fois encore, on ne s’y attarde pas. On prend directement le bus pour Abisko, le point de départ officiel du Kungsleden.

À l’arrivée, on rencontre les guides et le reste du groupe. Nous sommes une quinzaine, ce qui reste une taille agréable pour avancer ensemble sans se sentir trop nombreux. Les guides nous distribuent le matériel et on découvre les skis avec lesquels on va randonner toute la semaine. Le briefing du soir permet de bien comprendre l’itinéraire, les étapes, les conditions météo possibles et surtout l’organisation collective.

On passe la soirée à préparer nos affaires, ajuster nos couches techniques et profiter du confort (douche chaude, recharger les appareils…) . Demain, on entre vraiment dans l’aventure Kungsleden en hiver.

Jour 2 – Abisko → Abiskojaure

  • 🥾Distance : 14 km
  • 📈Dénivelé positif : 167 m
  • ⌚️ Temps de marche : 4-5


Le matin, chacun prépare sa pulka. L’organisation est importante : bien répartir le poids, garder à portée de main les couches supplémentaires, l’eau… Certains partent en ski nordique, d’autres en raquettes. Les deux options avancent ensemble, chacun à son rythme.

Les premiers kilomètres sont assez progressifs. On démarre sous la neige. On traverse une zone encore un peu boisée en longeant la rivière Abiskojåkka. Le terrain est relativement plat, ce qui permet de s’habituer tranquillement à tirer la pulka. Ce n’est pas compliqué, mais ça demande de trouver son rythme. Il faut marcher de manière régulière, sans à-coups, pour économiser son énergie.

Petit à petit, la forêt disparaît et le paysage s’ouvre. Les croix rouges qui marquent la route hivernale deviennent nos repères. Le vent se fait sentir et on comprend vite que la gestion des couches est essentielle. En marchant, on a presque chaud. Dès qu’on s’arrête, on remet une doudoune.

On arrive au refuge d’Abiskojaure en milieu d’après-midi. Comme tous les refuges du Kungsleden en hiver, il est simple mais confortable. On enlève les couches humides, on va chercher l’eau sur le lac gelé, on coupe de bois, on prépare le dîner ensemble. Le sauna est allumé, et après plusieurs heures dehors, c’est probablement le meilleur moment de la journée.

Cette première étape permet vraiment de prendre le rythme et de comprendre que le Kungsleden en hiver ne se parcourt pas comme en été. On avance plus lentement, mais on est déjà complètement immergés.

 Jour 3 – Abiskojaure → Alesjaure

  • 🥾 Distance : 20 km
  • 📈Dénivelé positif : 347 m
  • ⌚️ Temps de marche : 6h

Les arbres disparaissent et le paysage devient immense. Devant nous, une étendue blanche presque sans repère, entourée de montagnes enneigées. On monte progressivement vers un large plateau. La progression est régulière, mais le vent et la neige qui tombe rendent l’effort plus intense. À ce moment-là, on comprend vraiment pourquoi partir accompagné de guides est rassurant : ils connaissent le terrain, la météo et savent adapter le rythme.

On déjeune à l’abris d’une cabane. Ce sont des moments simples, mais assez forts après une rude matinée.

Après le plateau, on redescend progressivement vers le lac Alesjaure. On longe sa surface gelée pendant plusieurs kilomètres. C’est long, mais le décor est incroyable.

Le refuge d’Alesjaure est plus grand que le précédent. On s’installe, on prépare le repas et, comme la veille, le sauna devient un rituel.

Ce soir là, nous admirons nos premières aurores boréales.

 Jour 4 – Alesjaure → Tjäktja

  • 🥾 Distance : 16 km
  • 📈Dénivelé positif : 350 m
  • ⌚️ Temps de marche : 4h30

 

Après la longue journée d’hier, l’étape semble plus accessible, même si elle comporte une montée régulière. On avance le long de la vallée d’Alisvággi, avec des panoramas de plus en plus ouverts et surtout un grand soleil !

La progression est plus fluide maintenant. Tirer la pulka à ski fait presque partie du décor.

Les derniers kilomètres sont plus raides et nous mènent au refuge de Tjäktja, le plus haut de notre itinéraire.

Le refuge est petit, isolé. L’ambiance y est particulière, presque hors du temps. On prépare la journée du lendemain, qui sera marquée par le passage du col.

Ici encore la nuit fut rythmée par les aurores boréales, quelle chance !

 Jour 5 – Tjäktja → Salka

  • 🥾 Distance : 12,5 km
  • 📈Dénivelé positif : 157m
  • ⌚️ Temps de marche : 4h00

 

Aujourd’hui, on franchit le point culminant du Kungsleden : le col de Tjäktja. La montée est progressive mais exposée. La soleil rend, une fois encore, l’ascension incroyable.

Au sommet, un petit abri en bois permet de se protéger en cas de mauvais temps. La vue sur la vallée de Tjäktjajåkka est impressionnante. On prend le temps d’en profiter avant d’entamer la descente vers Salka.

La descente est longue mais régulière dans une poudreuse incroyable. On retrouve un terrain plus large et plus doux en arrivant dans la vallée. Le refuge de Salka est plus grand et offre un sauna. Les aurores boréales sont à nouveau de la partie ce soir. Ces moments du soir, après l’effort, font vraiment partie de l’expérience du Kungsleden en hiver.

 Jour 6 – Salka → Singi → Nikkaluokta

  • 🥾 Distance : 12 km
  • 📈Dénivelé positif : 53 m
  • ⌚️ Temps de marche : 4h00
  • 🏍️ Temps de moto neige : 2h00

 

La dernière journée est plus compliquée point de vue météo, de fortes rafales de vent sont de la partie. On traverse la large vallée en direction de Singi, avec au loin le massif du Kebnekaise, plus haut sommet de Suède.

À Singi, on quitte officiellement le Kungsleden. La suite se fait en motoneige jusqu’à Nikkaluokta. Après plusieurs jours à avancer lentement, la sensation de vitesse est assez surprenante.

À Nikkaluokta, on profite d’un dernier repas au restaurant (bye les lyophilisés !!) et d’une nuit confortable avant de clôturer officiellement le trek.

Prolonger l’aventure en Laponie

Nous avons décidé de rester quelques jours supplémentaires en Laponie. Grâce à la navette de Travelbase, nous sommes retournés à Kiruna, où nous avons fait quelques courses avant de rejoindre notre logement au Camp Alta Kiruna.

Nous avons loué une petite cabine pendant trois jours. On a profité du lac gelé, des balades en forêt et on a même aperçu un renne. On a aussi réservé une activité de chien de traîneau directement auprès du camping, avec Arctic Dogsled Adventure AB. Nous avons choisi la formule où l’on conduit soi-même le traîneau, et c’était vraiment magique !

Nous n’avons pas louer de voiture, vous pouvez utiliser Uber pour vous déplacer et Camp Alta prévoit aussi des transfers.

Faut-il être expérimenté pour faire le Kungsleden en hiver ?

Même si le trek se fait en refuge et est encadré par deux guides, le Kungsleden en hiver reste une aventure engagée. Les températures peuvent descendre largement en dessous de –20°C, le vent peut être fort et la progression avec pulka demande un minimum de condition physique.

Ce n’est pas technique, mais il faut être prêt à marcher plusieurs heures par jour dans le froid.

🚀 Prêt(e) à vivre le Kungsleden en hiver ?

Le Kungsleden en hiver, ce n’est pas juste un trek sous la neige. C’est une immersion dans une Laponie brute, silencieuse, exigeante. C’est apprendre à gérer le froid, à tirer une pulka, à lire le vent, à ralentir. C’est partager des refuges au milieu de nulle part et observer un ciel arctique qu’on n’oublie pas.

Ce n’est pas le voyage le plus “confort”, mais c’est probablement l’un des plus marquants que j’ai faits.

Si l’idée de traverser les fjäll enneigés, de marcher (ou skier) sur des lacs gelés et de vivre une vraie aventure nordique te fait vibrer, alors le Kungsleden en hiver pourrait vraiment être pour toi.

👉 Tu peux retrouver toutes les infos et les prochaines dates directement sur le site de Travelbase.
👉 Et si tu as des questions plus personnelles sur le trek, le niveau requis ou le matériel, laisse un commentaire sur cet article.

💬 Envie d’autres idées de trek et d’aventures hors du commun ?

Si le Kungsleden en hiver te parle, j’ai aussi vécu d’autres expériences très différentes avec Travelbase : le Jordan Trail en Jordanie, le Tour du Mont-Blanc et une semaine packraft & randonnée dans les Balkans.

Trois terrains, trois ambiances, mais toujours la même envie d’aventure et d’immersion.

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